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A propos de l'auteur

François Lafargue

Bienvenue à tous... Elevé au biberon de la SF et du Fantastique (à ne pas confondre avec la Fantasy), j'ai toujours aimé créer mes propres mondes et histoires. Ce site est là pour vous inciter à y pénétrer. N'hésitez pas à donner votre avis, quel qu'il soit !

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   Au fond des yeux  0 commentaire
[05/01/2009 23:29]

Regarde la mer
Comme je la regarde
Au fond du bleu
Quand ondulent les vagues
Où s'écument mes yeux
Fixés sur le trou des corniches
Les vides de l'avenir, en bas
Face aux pleins du passé, déjà
Désespérants coins sombres
Où la vie se niche, comme une ombre

Les flux sont l'écho des reflux,
La longue voix hantée des refus
Qui gronde et mine les falaises
Le tremblement sourd des malaises

Regarde la mer
Comme je la regarde
Miroir lucide, odieux
Où de translucides gardes
Nous soutirent des adieux
Sans jamais nous laisser partir
Les ailes du vertige, dedans
Epouvantails pour goélands
Nous seuls face à l'unique
Qui se refuse à nos paniques





   Rachel  0 commentaire
[28/11/2008 22:20]

Soirée sombre
J'ai besoin de pluies
Pour abreuver ta terre
De mes envies
Mes mots
Sont des gouttes
S'envolant de mes vieilles soutes
Comme des oiseaux
D'eau
Nuit des ombres
Mais se lève la lune
Sur ton corps comme un vaisseau
Une dune
Qui s'égrène dans mon ruisseau
Mes voiles, mes mots
Mon eau, mes ailes
Ruissellent
Rachel
Sur ta peau





   Ma Déesse  0 commentaire
[24/10/2008 0:09]

Comme Dieu j'ai suivi tes courbes
Modelé, lissé la tourbe
Créé les lignes visibles
Les passages invisibles


J'ai déposé mon souffle sur ta peau
Et inspiré dans mon sang
Ton vent parfumé, présent


J'ai goûté tes lèvres gourmandes
Testé la fièvre dans tes yeux d'amandes
Pour plonger dans les profonds cieux
Les cieux bleus du lait de tes yeux


Je connais le relief de ta vie
Le satin, la chaleur
Le sourire, le bonheur
Et le long de tes veines, les peines


Ma plume blottie dans le creux de tes reins
Mes ailes enlaçant la rondeur de tes seins
J'ai cueilli des fleurs d'étoiles
Grain par grain défait les voiles
Sur la voie lactée de ton dos
Gommé les mensonges, le faux


Et par les six sens
J'ai appris la folie
Des corps et des esprits
Les sombres halètements
Les infinies caresses
Les chuchotements, les promesses


Comme Dieu je sais la grande dimension
Quand effaçant les peurs
La création
Engendre le créateur


Au long long de ma vie sans cesse
Je t'aime je t'aime ma Déesse





   Ma ruine  0 commentaire
[16/10/2008 23:38]

Je vis dans les ruines
Mort ou victoire
Je suis encore debout
La mort ou la gloire
J’irais jusqu’au bout
Au bout du couloir
Je vis dans la bruine
Qui souille tout espoir
Je vis dans ma ruine
Qui rouille sous le soir
Mais
Mort ou victoire
Mort ou victoire
Victoire ou noir


   Immobile  0 commentaire
[12/10/2008 22:30]

Ma mer noire
Je suis en quête
De sons, d'éclairs
Immobile devant la fuite


Bientôt
Sur l'invisible passage
Je serai la traîne de ta vie
Blanche de lune
Un souffle chaud
Je nagerai dans tes courants
Mes ailes d'étoiles
Chevaucheront tes abysses
Nous sommes amies
Enlacées, alanguies
Immobiles devant la fuite


Ma mer noire
Je suis en quête de ta vague
Onde des mystères
Qui fige le temps des trajectoires


Soudain
Je serai voilier dans ta tempête
Au nom magique de Sin
Sena au large de l'émergence


Ma nuit
Je suis Effraie
Ta fille neige, ta soeur écume
Tu sais mes griffes
Je sais
L'équilibre, le sacrifice


Mon Amour
Devant nous
Immobiles sont ceux qui fuient


   Nos lois croisées  0 commentaire
[12/10/2008 22:27]

Je voudrais te dire
Les soirs seul à te chercher
Sous les traits noirs de ma plume
Les tensions dans mes doigts
Qui essaient de te toucher


Je voudrais te dire
Les vides de mon esprit fatigué
Au fil des heures qui se consument
Tous ces pas qui tournent sans toi
La vie comme un refrain usé


Je voudrais te crier
Mais nous nous sommes éloignés
Sur des chemins qui nous résument
Et emportent au loin nos voix
Et séparent nos lois croisées


   Mon reflet est île dans la glace  0 commentaire
[04/10/2008 0:33]

Mon reflet dans la glace
Porte un chapeau melon
Et des cheveux longs
Et des rires et des rires
Et des larmes
Mon reflet dans la glace
Ne vieillira jamais
Il est ton portrait
Pris dans la glace


   Confession  0 commentaire
[01/10/2008 0:05]

Des faits et des défaits
Dans les méandres de la joie
Personne n'est parfait
Mais jamais deux sans toi


   Souvenirs du sarcophage  0 commentaire
[20/09/2008 2:38]

J’ai vu ton fantôme
Assis entre les piliers du lotus
Il me regardait
A travers le passé, mais motus
S’il me disait tous mes regrets et mes remords
C’est sans doute qu’il ne se savait pas mort
Alors j’ai vu le cimetière
Celui où je suis
Celui dans lequel je vis
“Aux sentiments infinis
Les relations éphémères”
Et j’ai pleuré encore
Toute les eaux de ma terre


Pourquoi les morts
Sont-ils si vivants
A revenir encore
Comme avant
Et leurs décors
Comme aux temps
Si forts
Des sentiments


   Trompe l'oeil  0 commentaire
[14/09/2008 21:14]

Nos pensées secrètes
Nos expériences muettes
Forment des rides en surface
Dans l'entrelacs du face à face
Et nous nous voyons vieillir
À ne vouloir haïr
À ne pouvoir aimer
À n'avoir questionné que des miroirs éteints
Au plus profond de teints
Dans le profil de bête
Tout au fil de nos têtes


Les menteurs du désespoir
Sont punis de mensonges
Et meurent à se savoir
Être dans leur songe


   Horus  0 commentaire
[10/09/2008 23:41]

Perché là-haut sur les courants
L'aile légère déposée sur les vents
En attente de la fin des tournois
En attente de victoire, tournoie

Œil froid sur les massacres, œil distant
Teste l'air du réel qui se distend
Sans jamais perdre la piste, la voie
Assassin futur de la dernière proie

Haute-définition des non-définitions
Idéaliste liste de l'idéale finition
Perché là-bas, tournoie errant
Enivrante trajectoire, ultime et fondant


   Ton fantôme  0 commentaire
[02/09/2008 2:14]

Je marche derrière toi
Quand vers le soleil tu vas
Je marche comme ton ombre
A tes côtés parfois
Devant toi dans le nombre
Je marche entre tes pas
Sans jamais te toucher
Mais je suis toujours là
Même quand je n’y suis pas
Et lorsque le jour est perdu
Que la lune se fait noire
Dans tous les moments sombres
Et dans tous les temps morts
Je marche encore
Je suis en toi

Je suis ton ancien fan, ton homme diaphanne

Ton fantôme


   Ballade Irlandaise  0 commentaire
[16/08/2008 22:33]

J’allais escorté par les ombres
Quand les cieux touchaient la terre
Me signer sur les sables
Apprendre mon nom des pierres
J’allais escorté dans le sombre
Par des fous aux ailes de lumière
Chercher sur les îles une table
Où déposer les armes et les critères
J’allais à ne rien faire
À ne rien dire
Nez en l’air
Né de l’eau
Esprit entré en matière


   Le loup bleu  0 commentaire
[16/08/2008 12:02]

C'est un soir sur la grève
Un soir d'orage
Un loup noir longe la corniche
Il se balance entre deux nuits
La pluie vient grossir les embruns qui l'éclaboussent
Sombre pays, sombre baptême, sombre vie
Sombre dans la nuit quand il s'efface parmi les herbes
C'est un soir gris
Un éclair pleure et puis s'enfuit
On suit les traces dans la boue
Puis dans le vide
Puis dans l'oubli d'un léger coup
Au creux des vagues
C'est un soir où sur la grève
Tout s'éclaircit
Un grand loup blanc longe la crête de vagues folles
Au contre sens de la folie



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