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 François Lafargue
Bienvenue à tous... Elevé au biberon de la SF et du Fantastique (à ne pas confondre avec la Fantasy), j'ai toujours aimé créer mes propres mondes et histoires. Ce site est là pour vous inciter à y pénétrer. N'hésitez pas à donner votre avis, quel qu'il soit !
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Accueil Nouvelles SF POESIES toutes...
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Regarde la mer Comme je la regarde Au fond du bleu Quand ondulent les vagues Où s'écument mes yeux Fixés sur le trou des corniches Les vides de l'avenir, en bas Face aux pleins du passé, déjà Désespérants coins sombres Où la vie se niche, comme une ombre
Les flux sont l'écho des reflux, La longue voix hantée des refus Qui gronde et mine les falaises Le tremblement sourd des malaises
Regarde la mer Comme je la regarde Miroir lucide, odieux Où de translucides gardes Nous soutirent des adieux Sans jamais nous laisser partir Les ailes du vertige, dedans Epouvantails pour goélands Nous seuls face à l'unique Qui se refuse à nos paniques
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Soirée sombre J'ai besoin de pluies Pour abreuver ta terre De mes envies Mes mots Sont des gouttes S'envolant de mes vieilles soutes Comme des oiseaux D'eau Nuit des ombres Mais se lève la lune Sur ton corps comme un vaisseau Une dune Qui s'égrène dans mon ruisseau Mes voiles, mes mots Mon eau, mes ailes Ruissellent Rachel Sur ta peau
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Comme Dieu j'ai suivi tes courbes Modelé, lissé la tourbe Créé les lignes visibles Les passages invisibles
J'ai déposé mon souffle sur ta peau Et inspiré dans mon sang Ton vent parfumé, présent
J'ai goûté tes lèvres gourmandes Testé la fièvre dans tes yeux d'amandes Pour plonger dans les profonds cieux Les cieux bleus du lait de tes yeux
Je connais le relief de ta vie Le satin, la chaleur Le sourire, le bonheur Et le long de tes veines, les peines
Ma plume blottie dans le creux de tes reins Mes ailes enlaçant la rondeur de tes seins J'ai cueilli des fleurs d'étoiles Grain par grain défait les voiles Sur la voie lactée de ton dos Gommé les mensonges, le faux
Et par les six sens J'ai appris la folie Des corps et des esprits Les sombres halètements Les infinies caresses Les chuchotements, les promesses
Comme Dieu je sais la grande dimension Quand effaçant les peurs La création Engendre le créateur
Au long long de ma vie sans cesse Je t'aime je t'aime ma Déesse
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Je vis dans les ruines Mort ou victoire Je suis encore debout La mort ou la gloire J’irais jusqu’au bout Au bout du couloir Je vis dans la bruine Qui souille tout espoir Je vis dans ma ruine Qui rouille sous le soir Mais Mort ou victoire Mort ou victoire Victoire ou noir
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Ma mer noire Je suis en quête De sons, d'éclairs Immobile devant la fuite
Bientôt Sur l'invisible passage Je serai la traîne de ta vie Blanche de lune Un souffle chaud Je nagerai dans tes courants Mes ailes d'étoiles Chevaucheront tes abysses Nous sommes amies Enlacées, alanguies Immobiles devant la fuite
Ma mer noire Je suis en quête de ta vague Onde des mystères Qui fige le temps des trajectoires
Soudain Je serai voilier dans ta tempête Au nom magique de Sin Sena au large de l'émergence
Ma nuit Je suis Effraie Ta fille neige, ta soeur écume Tu sais mes griffes Je sais L'équilibre, le sacrifice
Mon Amour Devant nous Immobiles sont ceux qui fuient
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Je voudrais te dire Les soirs seul à te chercher Sous les traits noirs de ma plume Les tensions dans mes doigts Qui essaient de te toucher
Je voudrais te dire Les vides de mon esprit fatigué Au fil des heures qui se consument Tous ces pas qui tournent sans toi La vie comme un refrain usé
Je voudrais te crier Mais nous nous sommes éloignés Sur des chemins qui nous résument Et emportent au loin nos voix Et séparent nos lois croisées
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Mon reflet dans la glace Porte un chapeau melon Et des cheveux longs Et des rires et des rires Et des larmes Mon reflet dans la glace Ne vieillira jamais Il est ton portrait Pris dans la glace
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Des faits et des défaits Dans les méandres de la joie Personne n'est parfait Mais jamais deux sans toi
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J’ai vu ton fantôme Assis entre les piliers du lotus Il me regardait A travers le passé, mais motus S’il me disait tous mes regrets et mes remords C’est sans doute qu’il ne se savait pas mort Alors j’ai vu le cimetière Celui où je suis Celui dans lequel je vis “Aux sentiments infinis Les relations éphémères” Et j’ai pleuré encore Toute les eaux de ma terre
Pourquoi les morts Sont-ils si vivants A revenir encore Comme avant Et leurs décors Comme aux temps Si forts Des sentiments
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Nos pensées secrètes Nos expériences muettes Forment des rides en surface Dans l'entrelacs du face à face Et nous nous voyons vieillir À ne vouloir haïr À ne pouvoir aimer À n'avoir questionné que des miroirs éteints Au plus profond de teints Dans le profil de bête Tout au fil de nos têtes
Les menteurs du désespoir Sont punis de mensonges Et meurent à se savoir Être dans leur songe
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Perché là-haut sur les courants L'aile légère déposée sur les vents En attente de la fin des tournois En attente de victoire, tournoie
Œil froid sur les massacres, œil distant Teste l'air du réel qui se distend Sans jamais perdre la piste, la voie Assassin futur de la dernière proie
Haute-définition des non-définitions Idéaliste liste de l'idéale finition Perché là-bas, tournoie errant Enivrante trajectoire, ultime et fondant
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Je marche derrière toi Quand vers le soleil tu vas Je marche comme ton ombre A tes côtés parfois Devant toi dans le nombre Je marche entre tes pas Sans jamais te toucher Mais je suis toujours là Même quand je n’y suis pas Et lorsque le jour est perdu Que la lune se fait noire Dans tous les moments sombres Et dans tous les temps morts Je marche encore Je suis en toi
Je suis ton ancien fan, ton homme diaphanne
Ton fantôme
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J’allais escorté par les ombres Quand les cieux touchaient la terre Me signer sur les sables Apprendre mon nom des pierres J’allais escorté dans le sombre Par des fous aux ailes de lumière Chercher sur les îles une table Où déposer les armes et les critères J’allais à ne rien faire À ne rien dire Nez en l’air Né de l’eau Esprit entré en matière
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C'est un soir sur la grève Un soir d'orage Un loup noir longe la corniche Il se balance entre deux nuits La pluie vient grossir les embruns qui l'éclaboussent Sombre pays, sombre baptême, sombre vie Sombre dans la nuit quand il s'efface parmi les herbes C'est un soir gris Un éclair pleure et puis s'enfuit On suit les traces dans la boue Puis dans le vide Puis dans l'oubli d'un léger coup Au creux des vagues C'est un soir où sur la grève Tout s'éclaircit Un grand loup blanc longe la crête de vagues folles Au contre sens de la folie
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