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François Lafargue

Bienvenue à tous... Elevé au biberon de la SF et du Fantastique (à ne pas confondre avec la Fantasy), j'ai toujours aimé créer mes propres mondes et histoires. Ce site est là pour vous inciter à y pénétrer. N'hésitez pas à donner votre avis, quel qu'il soit !

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[04/10/2008 1:17]

Aucun évènement ne peut être vraiment compris hors de la connaissance de toutes les composantes du contexte qui l’englobe.
Extension des lois. SICLIC







Enquêtes sur les disparitions
Témoignage de Raphaël X, France
“Nous étions dans le jardin. Je veux dire moi et ma femme, Sophie. Il faisait beau. Elle s’occupait de ramasser les haricots tandis que j’enlevais les mauvaises herbes. Nous discutions par bribes. Je lui disais que j’avais mal au dos, elle plaisantait sur le fait que, puisqu’elle cueillait les haricot, j’allais devoir les équeuter. Alors je rallais. Je maugréais que j’étais trop vieux pour ces conneries, qu’on pouvait acheter des surgelés bio. C’était notre jeu éternel. Nous nous taquinions comme on se serre dans les bras.
Je me suis marié avec elle en deux mille neuf, treize ans déjà. Nous avons choisi la campagne pour sa qualité de vie, vous comprenez. Et bien que cela devienne difficile avec toutes ces restrictions nous avons décidé de rester.
Et puis à un moment, elle n’a plus rien dit. J’ai d’abord pensé qu’elle se moquait de moi, qu’elle refusait de répondre à ma dernière blague. Je me relevais pour regarder par dessus la rangée de tomates. Elle était toujours penchée au dessus des haricots. Je ne remarquais pas tout de suite sa curieuse posture immobile. Allez, fais pas ta bouille, lui disais-je, mais elle ne répondait toujours pas. Alors je m’approchais...
Elle était penchée en avant, comme figée au beau milieu d’un mouvement, en un équilibre improbable. Ses cheveux flottaient dans l’air, une grimace indéfinissable déformait son visage. J’ai avancé ma main pour la toucher, lui dire que ce n’était pas drôle, mais mon bras est passé à travers elle. Il ne restait plus d’elle qu’une image, une sorte d’hologramme indécent qui me narguait. J’ai crié, tenté vainement de la saisir, crié encore...
Je suis rentré pour téléphoner. Mais, devant le visiophone, je n’ai pas su qui appeler. J’ai attendu et attendu... Et puis, quand je suis retourner dans le jardin, elle n’était plus là. Comme si de l’avoir perdu des yeux l’avait fait disparaître.”






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